Julie Lessard, Ph.D.

Distinctions

  • Récipiendaire du prix 40 Canadiens les plus performants de moins de 40 ans, 2009
  • Bourse Développement de la carrière, Human Frontier Science Program, 2008-2012
  • Chaire de recherche du Canada en génétique moléculaire de l’hématopoïèse des cellules souches, 2007-
  • Boursière postdoctorale, Human Frontier Science Program, 2004-2007
  • Liste d’honneur du doyen, Faculté de Médecine, Université de Montréal, 2003
  • Prix Berlex Canada pour l’excellence en hématologie-oncologie, 2002
  • Boursière doctorale, Instituts de recherche en santé du Canada, 1997-2001

Formation

  • Stage postdoctoral avec Gerald R. Crabtree, Stanford University, Palo Alto, 2003-2007
  • Ph. D. en biologie moléculaire avec Guy Sauvageau, Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), Université de Montréal, 1996-2003

Appui à la recherche

  • Fondation canadienne pour l’innovation
  • Institut de recherche de la Société canadienne du cancer
  • Instituts de recherche en santé du Canada

Lorsque Julie Lessard débute ses études doctorales à l’Institut de recherches cliniques de Montréal en 1996, elle décide d’examiner le rôle des gènes du groupe Polycomb (PcG), une famille de régulateurs épigénétiques de la structure de la chromatine dans l’hématopoïèse normale et leucémique. Ses études révèlent que le gène PcG Bmi-1 est essentiel à la capacité d’auto-renouvellement des cellules souches hématopoïétiques adultes. De plus, ses travaux démontrent que cette fonction du gène Bmi-1 est conservée dans les cellules souches leucémiques, établissant ainsi pour la première fois, au niveau moléculaire, que la fonction des cellules souches normales et cancéreuses est contrôlée par des déterminants génétiques communs. Ces résultats soutiennent l’hypothèse voulant que la cible de la transformation leucémique est en fait la cellule souche hématopoïétique. Ils renforcent également l’idée qu’il existe une hiérarchie dans le développement des cellules leucémiques, hiérarchie où Bmi-1 définit le caractère « souche ».

Julie Lessard effectue ensuite un stage postdoctoral à l’Université Stanford en Californie où elle obtient la prestigieuse bourse postdoctorale du Human Frontier Science Program (HFSP) (2004-2007). Ses travaux aboutissent à la découverte d’un nouveau mécanisme épigénétique impliqué dans le développement neural chez les mammifères. Grâce à des approches protéomiques, elle démontre que l’échange de certaines sous-unités d’un complexe multimérique de remodelage de la chromatine appelé BAF (Brg-associated factor) ou mSWI/SNF, est essentiel à la différenciation neurale. Ces travaux démontrent que l’auto-renouvellement et la prolifération des cellules souches neurales nécessitent un complexe spécialisé, appelé npBAF, comprenant les sous-unités BAF45a et BAF53a. L’échange de ces sous-unités par les homologues BAF45b, BAF45c et BAF53b au cours du développement neural est essentiel au retrait du cycle cellulaire et à la différenciation des neurones.

Après plusieurs années passées à l’étranger, Julie Lessard revient au Québec en 2007 pour se joindre à l’équipe de l’IRIC en tant que chercheure principale. Utilisant des techniques de pointe en protéomique et génétique moléculaire, ses recherches visent à étudier la fonction des complexes de remodelage de la chromatine mSWI/SNF dans la génération, l’auto-renouvellement, la prolifération et la différenciation des cellules souches hématopoïétiques normales et leucémiques.

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