Alain Verreault, Ph.D.

Distinctions

  • Chaire de recherche du Canada en biogénèse de nucléosomes et intégrité génomique, 2006–
  • Boursier du Jane Coffin Childs Memorial Fund for Medical Research, 1994
  • Boursier du Cambridge Commonwealth Trust, 1990
  • Bourse d’études supérieures du Canada, Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, 1989
  • Overseas Research Student Award, Committee of Vice-Chancellors and Principals of the United Kingdom, 1989
  • Bourse de recherche de premier cycle, Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, 1987

Formation

  • Stage postdoctoral, Cold Spring Harbor Laboratory, New York, 1994-1998
  • Ph. D. en biochimie, University of Cambridge, Royaume-Uni, 1993
  • B. Sc. en biochimie, Université Laval, Canada, 1988

Appui à la recherche

  • Fondation canadienne pour l’innovation
  • Instituts de recherche en santé du Canada
  • Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Gaspésien d’origine, Alain Verreault a passé quinze ans à l’étranger – Royaume-Uni et États-Unis – avant de revenir travailler à Montréal en décembre 2005.

Après un baccalauréat en biochimie à l’Université Laval, il a complété un doctorat à l’Université de Cambridge, suivi d’un stage postdoctoral à Cold Spring Harbor Laboratory (New York). L’ensemble de sa formation est marqué par un intérêt soutenu pour la recherche sur les mécanismes moléculaires qui permettent l’assemblage rapide des histones et de l’ADN sous forme de chromosomes durant la réplication. En 1999, Alain Verreault est recruté par Imperial Cancer Research Fund, devenu depuis Cancer Research UK. Il y a dirigé une équipe de recherche durant sept ans. Pendant cette période, Alain Verreault et ses collègues découvrent une nouvelle fonction des kinases induites par le dommage à l’ADN dans la régulation de l’assemblage de chromosomes. Dans un article du magazine scientifique Cell, son équipe a démontré que les histones, des protéines traditionnellement perçues comme très stables, sont en fait rapidement dégradées lorsque générées en excès par la cellule. Par exemple, une surexpression d’histones se produit en réponse aux agents génotoxiques qui ralentissent abruptement la synthèse d’ADN. Cette dégradation des histones en excès, jusque là insoupçonnée, joue un rôle important dans la survie cellulaire et le maintien de l’intégrité génomique.

Depuis son arrivée à l’IRIC en 2005, Alain Verreault a poursuivi ses études de la voie d’assemblage de nucléosomes. Avec ses collègues, ils ont notamment découvert une nouvelle facette importante de la physiologie des chromosomes. Durant la phase S, toutes les histones néo-synthétisées déposées sur l’ensemble du génome sont acétylées à un site spécifique. Cette modification joue un rôle crucial en réponse aux agents génotoxiques qui endommagent les fourches de réplication de l’ADN (Nature [2005] 436: 294; Curr. Biol. [2006] 16: 1280; Cell [2008] 134: 244; Mol Cell Biol [2012] 32: 154). Puisqu’un grand nombre de composés utilisés en chimiothérapie du cancer interfèrent avec la réplication, Alain Verreault espère que des applications cliniques intéressantes découleront de leurs travaux. Par exemple, les enzymes qui acétylent les histones néo-synthétisées représentent des cibles potentielles pour le développement de nouveaux agents chimiothérapeutiques contre le cancer. De plus, en collaboration avec ses collègues de l’Université de Montréal,  Martine Raymond (IRIC), Pierre Thibault (IRIC) et Alaka Mullick, l’équipe d’Alain Verreault a récemment publié une étude importante (Nature Medicine [2010] 16: 774) qui ont démontre que, par sa capacité d’inhiber une histone désacétylase, une forme de la vitamine B3 possède des propriétés anti-fongiques. Cette découverte est importante car les infections fongiques systémiques sont souvent fatales chez les patients immuno-supprimés, notamment les patients traités avec des agents chimiothérapeutiques contre le cancer.

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